domisoldo

amours, délices et orgues! Musique et politique, littérature et arts du spectacle, humour et art de la vie, dérision et érotisme... en deux mots: carpe diem !

10 novembre 2008

ALLO ALLO !!!

Allo ( allegro e sostenuto )

Allo ( adagio e dolce )

Allo ( crescendo )

Allo ( ritenuto un poco )

Allo ( sempre crescendo )

Allo ( smarrito un poco )

Allo ( animato assai )

Allo ( un poco rallentando )

Allo ( sotto voce )

Faire des cadeaux. Recevoir un cadeau.
Offrir à la femme qui vous enchante.
Sa sensiblité.
Du parfum.
Une rose. sans épines. si symbolique.
un foulard, pour ses épaules.
un autre, pour lui bander les yeux.
Un mot, pour meubler ses soirées.
Lui offrir ses doutes.
Du champagne. car les bulles éclaboussent.
Un livre qui m'aurait ému.
Des timbres-poste, pour qu'elle m'écrive.
Une petite culotte. Toute simple.
Pour qu'elle l'imprègne de ses fragrances.
Lui offrir des rêves. Pour qu'elle désire les vivre.
De l'énergie pour qu'elle saute les obstacles.
Un sourire. pour le partage.

Posté par domisoldo à 16:38 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

JE ME SOUVIENS AUSSI

Je me souviens de son envie d'un bain
de notre désir de douceurs
Je me souviens des élans de tendresse
Hier, demain, un jour
Je me souviens comment je prenais sa bouche pour la déguster longtemps
Pendant qu'elle caressait mon ventre doux et moelleux
Je me souviens de ses frissons quand je caressais ses fesses
De sa gourmandise à téter ma queue pour qu'elle lui donne son lait
Je me souviens sentir sa main dans mes cheveux pour me dire de continuer
A lui parler avec une si ferme douceur
Je me souviens combien elle mouillait le cordon de ses désirs
Jour de grande marée, perlant sous mes doigts, écumant sous mes assauts
Je me souviens que mes mots n'étaient pas toujours les siens, forcément,
Qu'elle aurait prononcé les mêmes mais différemment,
Coincée par le double fond de crainte et d'espoir(s),
Je me souviens de cette ineffable dualité si nécessaire
faite de cérébralité et d'extrême sensualité.

Où était-ce ? Quand était-ce ?
L'ai-je rêvé ? Ai-je oublié ?

Posté par domisoldo à 15:51 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

INVITATION

Je l'avais invitée à me suivre.
Elle n'a pas trouvé le chemin.
Ou peut-être a-t-elle trouvé ce chemin trop escarpé.
C'est son souvenir qui me poursuit.
Course-poursuite.
Course en rond et course de fond.
De fond en comble.
Course en rond, tourner en rond
c'est tracer des cercles.
Cercle vicieux
qui bande si on le caresse.
Je l'avais invitée à poursuivre
mais elle n'a pas voulu de mes cuivres
préférant relire les memes livres.
Mon livre était pourtant grand ouvert,
certaines pages déjà cornées,
d'autres toujours vierges.

Posté par domisoldo à 15:22 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 novembre 2008

Je me souviens encore

je me souviens qu'il y avait Elle
au  début et qu'il y avait moi
je me souviens de ce Pomerol partagé bouche à bouche
je me souviens du creux de son  cratère incandescent
et de son sourire candidement provocant
je me souviens du p'tit bonheur de Félix Leclerc
je me souviens que depuis qu'il y eut Elle et moi
elle se sentait femme de feu
Je me souviens des mots oubliés
tous ceux que j'ai répétés
Je me souviens de la pression de sa main
quand mes yeux caressaient ses attentes
Je me souviens du plaisir échangé
dans le silence torride de nos désirs

                              ... ... ...

Posté par domisoldo à 20:05 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

A LA MANIERE DE ...

Qui a lu "je me souviens" de Georges Pérec?
Qui a vu l'admirable Samy Frey jouer ce texte ?
Alors, " à la manière de ", sans le plagier, bien sûr, et bien modestement !!!

Je me souviens de l'odeur du cuir de ce bar si cosy
Je me souviens de l'éclat de ses yeux en écoutant Warum
ou regardant Julien Clerc dans Hair
Je me souviens de ses frissons quand je lui pris la main
et de mon émotion quand elle la serra si fort
Je me souviens de ma gourmandise devant la religieuse
qu'elle croquait à pleines lèvres
Je me souviens de la pudeur de ses sentiments
et de l'exquise impudeur de ses élans
Je me souviens du parfum de ses lèvres lorsque ses bas crissaient
Je me souviens de sa peur quand elle s'embrasait
et je me souviens de ma langueur lorsqu'elle m'effleurait des yeux
Je me souviens de sa soif d'apprendre tout ce qu'elle avait oublié
Je me souviens de Sexus qu'elle aimait me lire
en disant qu'elle était heureuse que je ne ressemble pas à l'auteur

... ... ... suite à venir ...si je m'en souviens !

Posté par domisoldo à 11:33 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

IL SE SOUVIENT ...

Il se souvient d'une rencontre peu ordinaire.
C'était hier, ou peut-être avant-hier;
c'était intemporel en fait. Une rencontre qu'il portait en lui.
Cela lui fait penser à Cecilia, celle de Moravia dans l'Ennui.
Sans s'identifier avec Dino, il s'est souvent interrogé sur le rapport de l'homme avec lui-même.
Sur la difficulté de communiquer. Avec l'autre. Avec soi.
Il se souvient de cette femme peu ordinaire,
de son silence si expressif qu'il lisait en elle par son regard.
Intimité non exprimée mais intensément désirée.
Elle parlait , elle parlait beaucoup, sans jamais rien dire vraiment;
elle avait peur de ce qu'elle ressentait, de ce qu'elle aspirait à ressentir.
Il se souvient qu'elle lui avait confié aimer terriblement le sexe,
mais qu'elle parvenait bien rarement à son apogée.
Elle lui avait alors demandé de lui apprendre la langue du coeur,
de lui expliquer mot à mot la langue universelle du Désir
pour enfin pouvoir jouir dans son cerveau de tous les désirs.
Il se souvient qu'elle était plus à l'aise en parlant la langue du cul,
elle avait toujours ressenti moins de gêne à exprimer
les attentes de son cul que celles de son coeur.
Il se souvient de cette femme peu ordinaire
car elle est toujours là, au fond de sa tanière.
A l'inverse de Cecilia qui jouissait en offrant l'intimité absolue de son ennui,
elle avait tellement peur d'abandonner son intimité cérébrale
autant que son intimité amoureuse, ses aspirations érotiques qui, chez elles,
étaient tellement liées au bouillonnement de son cortex.
... ...

Posté par domisoldo à 09:29 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]